L’autoconsommation solaire, c’est quoi ?

Produire sa propre électricité tente de plus en plus de citoyens en France. Pour cause, il est dorénavant possible grâce à de simples kits de panneaux photovoltaïques d’autoalimenter les besoins énergétiques de son habitation et de ses équipements. Une solution économique et écologique qui nécessite toutefois de bien définir son objectif de production. Explications.

Publié le décembre 16, 2020 par Mendy Berrebi

autoconsommation solaire : explication
Qui dit installation de panneaux photovoltaïques dit production d’électricité verte. Une activité qui soulève une interrogation de taille pour les producteurs novices : vais-je vendre mon électricité ou en produire pour l’autoconsommer ?

Le contexte

La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) fixe des objectifs ambitieux pour la France en matière de développement des énergies renouvelables dont :
  • augmenter la part des énergies renouvelables à 32 % de la consommation finale brute d’énergie en 2030 ;
  • atteindre 40 % de la production d’électricité d’origine renouvelable en 2030 ;
  • atteindre 38 % de la consommation finale de chaleur d’origine renouvelable en 2030.

Pour y parvenir, le gouvernement a créé différents dispositifs devant inciter les citoyens à utiliser les énergies renouvelables. Parmi eux, l’obligation d’achat par EDF du surplus de production d’énergie verte.


    Panneaux photovoltaïques et énergie verte : 3 possibilités d’utilisation

       1. Autoconsommation partielle avec revente

    Lorsque des panneaux photovoltaïques produisent plus d’électricité que la quantité nécessaire à un logement, on appelle l’énergie inutilisée du « surplus ». La loi impose à EDF Obligation d’Achat dit EDF O.A — service mandaté par l’État — d’acheter cette production d’électricité d’origine renouvelable (solaire photovoltaïque, éolien, biomasse, géothermie…), si l’installation respecte certains critères :

    • L’installation doit être réalisée par un artisan RGE (Reconnu Garant de l’Environnement).
    • Les panneaux solaires doivent être installés parallèlement au toit ou sur une toiture plate. Les panneaux solaires au sol sont soumis à une réglementation différente des panneaux solaires installés sur toit. L’électricité qu’ils produisent ne peut être vendue à EDF O.A que par le biais d’un appel d’offres. Une tentative de vente perdue d’avance face à la concurrence si l’installation est inférieure à 1 MWc (soit environ 20 000 m2 de panneaux solaires).
    • Le logement doit disposer d’un compteur Linky.

    En pratique, un contrat est conclu entre vous (le producteur) et EDF O.A (l’acheteur). Ce document fixe pour une durée de 20 ans — à compter de la signature — le tarif d’achat de votre électricité qui sera toutefois révisé chaque trimestre par la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE).

       2. Revente totale à EDF

    En vendant la totalité de l’électricité que vous allez produire avec vos panneaux photovoltaïques, vous allez percevoir un revenu annuel variable selon le nombre de kilowattheures (kWh) produits. Ce choix d’utilisation ne vous permettra pas de subvenir aux besoins énergétiques de votre logement (et donc de réduire votre facture d’électricité), mais il vous permettra de faire du business.

    À noter
    Contrairement à l’autoconsommation partielle avec revente, la revente totale à EDF impose l’installation de deux compteurs :

    • le premier pour compter votre production photovoltaïque injectée sur le réseau EDF ;
    • le second pour suivre la consommation de votre habitation.

         3. Autoconsommation totale (sans revente)

      Autoconsommer sa propre production d’énergie en totalité ne veut pas dire que vous allez être coupé du réseau EDF. En cas de surplus, celui-ci sera là encore injecté (mais gratuitement) sur le réseau électrique. Toutefois, vous aurez une obligation ? Limiter la puissance de votre installation. En effet, lorsque vous n’avez pas de contrat avec EDF O.A, vous êtes contraint de limiter la quantité d’électricité que vous injectez sur le réseau. Concrètement, la puissance de votre kit solaire doit être inférieure ou égale à 3 kVA et ne pas être associé à un dispositif de stockage d’énergie électrique.

      La question que tout le monde se pose ?

      Et si mon installation fait plus de 3kWc, mais que je ne veux pas vendre mon surplus de production ? Vous pouvez conserver votre installation. Cependant, vous devrez limiter la quantité d’électricité que vous injectez sur le réseau EDF en installant :
      • un ondulateur spécial pour brider la puissance délivrée par vos panneaux solaires ;
      • ou en équipant votre installation d’un onduleur spécial et d’une batterie.


      Tout ceci vous semble extrêmement complexe, car vous, finalement, vous voulez juste diminuer au maximum la consommation d’énergie de votre logement, réduire votre empreinte environnementale sans faire de compromis sur votre confort. Votre souhait : consommer le moins possible d’électricité standard, mais vous laisser la possibilité d’en profiter lorsque cela s’avère nécessaire, par exemple la nuit ou en cas de baisse de luminosité.

      Et si pour commencer, vous décidiez de produire suffisamment d’énergie pour faire fonctionner votre système de chauffage et de climatisation ?

      Le chauffage représente le premier poste de consommation d’énergie dans les logements en France. Et ce, qu’il fonctionne au gaz ou au fioul (tous deux bientôt interdits dans le neuf) ou encore à l’électricité. Pour y remédier, la start-up BLULAR a créé la solution de chauffage / climatisation la plus performante et écologique du marché : une PAC solaire et hybride capable de s’alimenter de manière automatique et intelligente à l’énergie solaire, l’électricité standard ou les deux en même temps.

      BLULAR : l’innovation hybride qui réduit votre facture d’électricité simplement et efficacement

      Durant la journée, le climatiseur solaire BLULAR — composé d’une unité intérieure et extérieure — fonctionne directement avec l’énergie issue des panneaux solaires. L’installation est ultra simplifiée et ne nécessite aucun ondulateur. De plus, la PAC Air/Air BLULAR augmente de plus de 20% l’efficacité énergétique de son système grâce à tous ses composants en courant continu.

      La différence avec les autres solutions du marché ?

      1. Son intelligence embarquée qui lui permet de jongler en totale autonomie entre l’électricité solaire et l’électricité standard (vous n’avez pas à intervenir et ne risquez aucune coupure, la nuit entre autres)
      2. Sa simplicité d’installation : pas besoin d’onduleur ou de convertisseur pour assurer la compatibilité des panneaux photovoltaïques avec la PAC (pompe à chaleur). Un simple câble MC4 suffit à connecter les panneaux à l’unité extérieure et à faire fonctionner le climatiseur réversible sur le courant continu provenant des panneaux. C’est ça une véritable PAC solaire et hybride !

      « De nombreuses solutions sont aujourd’hui proposées sur le marché en revendiquant le fait de connecter facilement des panneaux solaires à une climatisation. Pourtant, nous sommes les premiers à développer une solution réellement hybride, c’est-à-dire fonctionnant sans onduleur, convertisseur ou autres produits. Nos panneaux solaires et notre PAC sont compatibles d’origine ! »
      Mendy Berrebi, cofondateur BLULAR


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